D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu une préférence pour l’essentiel. Mes malheureuses années de voyage avec trois tonnes de bagages pourraient laisser penser le contraire (un travers que j’avais hérité de mes parents, originaires d’un pays du tiers monde, qui traînent un sentiment de manque compréhensible). Malgré tout, à force de déménager et de voyager, j’ai appris à vivre léger. C’est pareil pour toutes les sphères de ma vie, notamment ma vie en ligne. J’ai toujours opté pour le minimum. Je n’ai pas de compte Facebook ni de compte Instagram public (j’ai un compte secret pour ma famille et mes amis intimes). Pour ça, j’avoue que je suis old school. Je n’ai jamais compris le besoin de montrer en ligne des photos de ses voyages à des inconnus ou de vagues connaissances, à moins d’être quelqu’un qui a besoin de se bâtir une notoriété dans l’espace public, comme un blogueur, un artiste visuel ou une vedette. Est-ce un besoin de validation? Ou les conséquences pernicieuses de l’addiction intentionnellement créée par les compagnies technologiques? (article fascinant ici)
Anyway, il ne me reste donc que Twitter. Et Twitter me fatigue de plus en plus. J’ai beau filtrer et unfollower, mon univers continue à être contaminé par du bruit inutile. Le fameux noise. Et je dois dire que je suis fatiguée que l’actualité soit présentée comme un permanent spectacle sur le fil Twitter. Parfois, je me surprends à attendre la suite des tweets, comme si c’était le dénouement d’un épisode d’une série Netflix. C’est comme une pornographie d’informations. Ça me gave. J’ai récemment recommencé à consulter Twitter après une pause techno qui a duré plusieurs mois (depuis la fin de 2016) et pour tout dire, ça ne m’avait pas vraiment manqué. J’ai bien pensé à fermer mon compte, mais je suis actuellement de près la politique en France et je tiens quand même à rester connectée avec le monde des arts visuels, histoire d’être un peu au courant de ce qui se passe. Je cherche encore une solution efficace pour lutter contre le bruit. Je déteste ce sentiment de devoir subir quelque chose que j’ai pourtant volontairement fait le choix de garder dans ma vie. First world problem alright.